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State of Decay 2 : The Walking bug

State of Decay 2 n’était pas sur ma liste de jeu à faire, je suis complètement honnête, mais grâce aux offres d’essais du Xbox GamePass (oui il faut aussi le dire quand Microsoft a de bonnes idées), je me suis lancé le défi de terminer le jeu dans les 2 mois d’abonnements offerts.

Alors voyons comme ce Walking Dead like (oui j’ai envie de l’appeler comme ca) s’en sort…

La survie est au bout de la batte

Le début du jeu vous demande de choisir entre plusieurs couples de personnages aux caractéristiques et caractères différents. Entre le frère et la sœur, le couple de lesbiennes ou les parfaits inconnus, le choix semble plus affectif que stratégique (du moins la première fois). 

Je me suis laissé tenter par Kaily et Maurice, les frangins. Kaily étant plus axé combat/informatique (bizarre hein ?) et le frère en mécanique. L’introduction vous dépose dans un refuge abandonné. Après un didacticiel camouflé en investigation des lieux vous tombez sur deux autres survivants dont un médecin qui a comme par hasard découvert le remède au virus qui a détruit le monde (pratique !). Pour conclure ce groupe nouvellement formé décide de tenter sa chance ailleurs, dans l’une des 3 zones ouvertes du jeu. J’ai décidé de m’installer dans la petite ville situé sur une colline.

Le concept du jeu est intéressant car vous devrez gérer les ressources de votre base comme la nourriture, les médocs (regroupant le nécessaire pour réaliser des soins et des remèdes), les munitions mais également la matière première (nécessaire à la construction de « bâtiments ») et l’essence. Chaque journée du jeu passée consomme ces ressources de manière assez logiques. Exemple, si votre groupe est composé de 4 personnes, ils consommeront 4 unités de nourriture par jour. Les premières heures de jeu sont clairement axé sur la survie (grand public, nous ne sommes pas dans H1Z1), vous devrez fouiller chaque maison, chaque magasin dans un petit rayon autour de votre base afin de ne pas trop consommer d’essence, Vous essayerez de répondre aux besoins de votre groupe avec vos petits moyens (construire un jardin coûte un bras au début), faire en sorte que leur moral soit au beau fixe afin de pouvoir les renforcer et d’optimiser l’apprentissage des « skills » de vos personnages afin de pouvoir fouiller plus discrètement, courir plus longtemps, etc…

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A haut niveau la base et les véhicules ont de la gueule !

Chaque personnage a 4 compétences (Astuce, Combat, Course, Tir) commune, la cinquième est aléatoire (sauf les 4 persos de bases) et peut proposer des compétences avancées.. ou pas. Certains personnages (les plus rares à ma connaissance) n’ont pas de cinquième skill, mais en trouvant des bouquins vous pourrez leurs apprendre l’informatique, la chimie, ou les services publics (représentant les infrastructures publiques comme l’eau ou l’électricité), très utile pour les fonctions avancées de votre base. D’autres auront des « skills » pas directement utiles comme Quizz Ciné mais qui donne des bonus de moral. Il est dommage que l’on ne puisse pas les remplacer par des choses plus utiles, mais bon un petit bannissement par ci pour un recrutement par là et ça règle le problème ! Vos compétences augmentent en réalisation des actions liées à ces dernières, donc plus vous sprintez plus la course augmente ! Une fois que vous obtenez toutes les étoiles vous pouvez la spécialiser. Reprenons la course par exemple, allez-vous passer en acrobatie afin de réaliser des mouvements spéciaux et consommer moins d’endurance en grimpant sur les murs ou Marathon pour courir plus longtemps ?

La gestion ne s’arrête pas là puisque vos armes (de corps-à-corps et à feu) s’use aussi (plus ou moins vite suivant vos compétences de combat et de tir) et peuvent casser. Cela peut virer au cauchemar si cela arrive pile au moment ou une dizaine de zombies vous saute dessus. Seul un atelier dans votre base pourra les réparer contre des pièces détachées. Chose étrange, cela coûte moins cher de réparer un fusil M-16 qu’un pied-de-biche ! (USA ! USA !). Enfin les véhicules seront la pierre angulaire de votre maîtrise du territoire grâce au déplacement plus rapide qu’à pied (ne comptez pas sur la téléportation dans ce jeu) mais aussi sur la capacité de transport du véhicule (son coffre) assez réaliste pour le coup (un coupé sport aura beaucoup moins de place qu’un fourgon.. mais ce dernier sera plus lent alors que la coupé consommera plus d’essence). Comme les armes, les véhicules se dégradent au fur et à mesure des zombies écrasés (ou si un chasseur arrache la porte aussi..) et des collisions avec le décor. Concernant ce dernier cela arrivera plus souvent que vous pourrez le croire à cause d’un gameplay assez lourdingue, les voitures ayant une inertie proche des premiers Drivers.

Comme les voitures, vos personnages auront aussi un inventaire limité, directement lié au sac à dos. Jusqu’à 8 places (plus 2 à 3 supplémentaires reflétant les poches) sachant que les munitions de votre arme, soins et accessoires comptent, vous devrez constamment gérer votre inventaire lors de vos expéditions pour éviter de trop nombreux aller-retour. Les ressources, contrairement

Pour terminer sur la partie gestion, le dernier point qui est cette fois très sous-exploité concerne vos relations avec vos voisins.. Il arrivera assez régulièrement que vous soyez contactés par radio par un survivant seul, ou par un petit groupe (appelé Enclave), ces derniers peuvent vous demander de l’aide car ils sont piégés dans une maison entouré de zombies, ou vous demanderont des ressources. En général ces quêtes secondaires aléatoires se déclencheront chaque jour de jeu, ou en passant à coté lors d’un déplacement en véhicule. A vous d’y répondre ou non. Les personnes seules peuvent être généralement recruter en fin de mission et les Enclaves, une fois aider, déclencherons une série de petite quêtes pour augmenter votre affinité avec eux (en général l’aide ne sera que dans un seul sens). Si vous ignorez les enclaves les relations vont se détériorer jusqu’à devenir hostile (ou alors le groupe quitte la zone). Les futurs Negan, rangez vos Lucie car State of Decay 2 ne permet pas de devenir la pourriture du coin, les Enclaves restent toutes petites et il est beaucoup plus simple d’éliminer un humain qu’un zombie…

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La survie dépend du bon véhicule mais surtout de l’équipement pris pendant une exploration

Chef ! On en a gros !

Concernant le déroulement du jeu, State of Decay 2 est beaucoup plus méta que son prédécesseur (oui j’ai commencé le premier à l’heure et j’écris ces lignes). Ici il n’y a pas de personnage principal, même le binôme choisi au départ n’a pas d’intérêt sur le scénario vu que toutes les histoires personnelles peuvent arriver à n’importe qui ! j’ai déjà pu commencer la quête de la tante survivaliste avec un perso, et la continuer avec un autre !! Non les deux axes principaux de « l’histoire » sont les cœurs de pestes (sortent de base zombies représentés par un cerveau/cœur qui dirigent les infectés (différent du zombie de base car il véhicule la maladie à vos personnages).

Chaque cœur détruit renforçant les autres) et la série de quêtes sur l’héritage du chef une fois tous les cœurs détruits. Évidemment, la démocratie dans un monde post-apocalyptique est aussi logique qu’un politicien honnête dans notre monde, vous devrez à un moment ou un autre promouvoir un chef dans votre groupe, seul les personnages ayant le statut d’héros étant éligible. Dans State of Decay 2 toutes les actions qui rapportent de l’influence font monter une barre spécifique à votre personnage actif afin de représenter sont statut au sein du groupe. De recrue à citoyen cela ne change rien, une fois devenu héros, un trait de caractère spécifique sera débloqué, octroyant des bonus assez variable comme de la vie supplémentaire, d’augmenter le moral du groupe, d’avoir de meilleurs prix chez les marchant du Red Talon, etc.. 

Lorsque vous promulgué un de vos héros en chef, celui-ci donnera le ton sur l’orientation de votre groupe par rapport à son titre. il y en 4 : Seigneur de Guerre, Sheriff, Marchand et Constructeur. Chaque type de chef  proposera sont bâtiment unique et sa quête d’héritage. Une fois promu, vous ne pourrez plus le changer… sauf en cas de mort ou de bannissement bien sur. Comment est géré la mort dans State of Decay 2 d’ailleurs ? Dans un monde peuplé de zombies, la mort se doit d’être omniprésente. Dans la réalité si la mort par inanition n’existe pas vraiment (ou alors vous êtes vraiment nul !), les zombies peuvent zigouiller vos hommes assez rapidement (surtout si un mastodonte vous chope) et dans ce cas, le personnage meurt définitivement (oui c’est bizarre dit comme ça mais dans un jeu vidéo la résurrection n’est pas réservé à un barbu de 33 ans).

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Une mort va provoquer un séisme dans votre groupe les déprimant un certain temps, plus si c’était le chef alors attention lors de vos virées ! Si l’idée est excellente, elle deviendra frustrante car l’un de vos hommes mourra parce qu’il bug et ne bouge plus… Une aubaine pour un mastodonte. Votre groupe évoluera avec le temps et leurs besoins également, s’il n’y a pas assez de lits leur moral va baisser mais aussi leur forme car ils ne pourront pas spécialement se reposer. Vous avez deux possibilités, soit vous revendiquer des avants-postes, en clair des lieux que vous aurez sécurisés (maison, magasin, centrale électrique, etc..) soit vous déménager votre base dans un lieu plus grand. Toutes ses actions coûtent de l’influence et certains bases coûtent un bras ! Encore une fois le concept ne va pas au bout car vous dépasserez rarement 8 personnes dans votre groupe, les infrastructures qualifiées de base ne permettent pas de créer une ville entière. Impossible également d’occuper plusieurs bases.

World of Bug

State of Decay 2 n’est pas un AAA, il est développé par Undead Labs fondé par un ancien de Blizzard (Jeff Strain). Jusqu’en Juin 2018 c’était un studio indépendant et peu de temps après la sortie de SoD2 le studio est la propriété de Microsoft. ne vous attendez pas donc à avoir un jeu parfait, c’est une évidence mais là il ne faut pas déconner, le jeu est perclus de bugs à tout va. Déjà la caméra doit être considérée comme un ennemi, à l’instar des zombies car elle ne nous aide vraiment pas. Ensuite il y a tous ses petits bugs non critique (dans le sens où ils ne plantent pas le jeu) mais vraiment lourdingue à la longue (les missions en cours qui disparaissent quand on retourne sur le jeu, les zombies qui sont bugués sous le plancher d’une maison infestée, etc…), que l’on peut excuser (ou non). Enfin, et là c’est grave il y a des bugs qui empêchent de finir le jeu ! Même pour un jeu indépendant c’est inexcusable. Le problème est que la gestion des quêtes de chef (d’héritage) sont mal gérées et peuvent se bloquer si vous ne réalisez pas l’action adéquat à l’instant T… Aberrant ! 

Heureusement, via la possibilité de déménager dans l’une des 2 autres zones, permet de réinitialiser cette quête et de pouvoir la terminer, c’est exactement ce qui m’est arrivé lors de ma première partie… frustrant. Tous ces problèmes peuvent faire peur, à juste titre mais si on passe au-delà on découvre un jeu prenant car les attaques des cœurs de pestes sont stressantes (ces derniers appellent du renfort lorsqu’ils sont attaqués) et grisantes. Déménager dans un plus grand espace donne une réelle satisfaction car le groupe se porte de mieux en mieux, ils deviennent auto-suffisants ce qui permet de plus se concentrer sur les Enclaves, et la fin de partie sonne comme une récompense de tous nos efforts !

Ne croyez pas que, une fois la partie terminée que vous pouvez désinstaller le jeu ! Il y a une forme de new game + ou vous pouvez repartir avec 3 des survivants de votre groupe précédents et octroyez jusqu’à 2 avantages de Chef (pour en avoir 2 il faut déjà finir le jeu 2 fois avec 2 types de chef différents) et le jeu reprend… en plus difficile ! Les Zombies sont plus nombreux, plus rapides, plus vindicatif. Les Cœurs de pestes sont plus résistants et beaucoup mieux protégés ! Le jeu prend toute sa puissance à la seconde partie car cette fois, même avec vos persos aguerris la mort rode. Il y a moins de recrutement possible et les enclaves se fâchent vite avec vous.

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Après 52 heures de jeu, et après avoir recommencé une partie avec un avantage d’héritage, je suis encore accro. Le jeu me challenge encore et la perte récente d’une personnage fraîchement recruté (mon informaticienne) a paralysé mon plan d’extension et sauvagement meurtri mon équipe (passé d’optimiste à déprimé puis stable après 45min de jeu), ma zone de fouille est de plus en plus grande et donc ma consommation de carburant également…

Bref, je suis vraiment très content d’avoir franchi le pas malgré le fait que, par ignorance principalement, le jeu me rebutait au départ et si je devais conseiller une personne sur l’achat ou non du jeu je répondrais quelque chose comme :  » à 30€ il procure plus de temps de jeu et de plaisir que moult concurrent AAA à 70€ », et pour ne pas boudé mon plaisir j’ai pu avoir le premier volume en « remaster » à 8€ avec toutes ses extensions.. Ce dernier semble encore plus difficile que le petit frère. Mon été sera Zombifiant !

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