Ubisoft : Pourquoi je t’aime et je te déteste

Publié le Publié dans Article, mes pensées

J’ai longuement réfléchi au premier article que j’allais faire pour mon retour en tant que « bloggeur » (terme que je trouve assez réducteur finalement), et puis l’annonce et le premier trailer de Far Cry 5 m’a convaincu de parler de ma relation avec l’éditeur Ubisoft.

Le mot relation semble étrange lorsque l’on parle d’un éditeur de jeux vidéo, mais pourtant c’est bel et bien une ceci que nous avons avec eux. Lorsque l’on hurle à l’infamie après un trailer ou lorsque l’on bave devant une annonce, ce n’est ni plus ni moins cette relation qui se joue.

Ubisoft a la particularité chez moi de me faire passer du « chaud patate » au « osef » très rapidement, mais malgré tout j’ai une affection particulière pour eux et leurs jeux.
Je n’ai réellement accroché avec l’éditeur que depuis 2007 avec la sortie du premier Assassins Creed. J’étais bloqué chez moi à cause de grève massive de la SNCF et j’ai passé une semaine à dormir littéralement sur le jeu. Jouer Altaïr a été une réelle révélation pour moi et c’est uniquement pour cela qu’il restera le meilleur assassin de toute la série à mes yeux (contrairement à la majorité des gens qui préfère Ezio, logique vu qu’il a eu 3 épisodes dédiés…).

image-3680

Quand on regarde un peu la ludothèque d’Ubisoft, on constate un peu la même construction que dans la licence aux Assassins et Templiers. On touche à tout, on essaye certains trucs, parfois ça passe (Rainbow Six Vegas, Far Cry 3), parfois cela ne passe pas (The Crew, Watch Dogs) mais au moins ils essayent. Et puis lorsque la réussite est là, on s’emballe un peu, on oublie la plus basique prudence et on fonce dans le tas (AC Unity).
Malgré tout ça, de bonnes idées apparaissent à chaque fois mais comme un élève un peu feignant on ne va jamais au bout de son idée et on préfère faire quelques dessins autour de notre sujet, comprenez par-là la maniaquerie de l’éditeur à reproduire fidèlement une ville/région quitte à fournir un monde creux (coucou The Division).

image-3681

On pourrait croire que j’aimerai les fouetter au sang en scandant « Faites comme Naughty Dog ! Vous êtes vilains ! », mais c’est tout le contraire car dans chacun de leur jeu, je retrouve toujours un petit côté « chez soi » qui me plaît réellement. Par exemple, j’ai repris il y a peu Assassins Creed Black Flag sur ma Xbox One (je l’avais fait à sa sortie sur Ps4), qui traînait sur ma console depuis une promotion où le jeu ne valait plus rien. Pour beaucoup cette itération n’est pas un Assassin’s Creed avec des arguments plus ou moins fallacieux, mais c’est probablement celui qui a le plus innové et pris de risques de toute la série. Bref il m’a fallu juste quelques minutes pour reprendre plaisir au jeu (et autant de temps pour râler sur cette maniabilité de #!$;>< ), un peu comme une vieille paire de pantoufle bien confortable qu’on aime à retrouver chaque soir.

image-3682

Cette sensation est valable pour la majorité des jeux Ubisoft, hormis The Crew (que j’appelle affectueusement The Chelou) et Watch Dogs qui sont pour moi des accidents de création (au point que je n’ai absolument pas mis les pieds sur le second épisode de WD et où l’annonce de The Crew 2 m’a autant intéressé que de savoir combien de litres de laque utilise Trump pour maintenir sa mèche….

Ce qui est amusant avec la découverte, pour nous humble mortel, de Far Cry 5 est que ce dernier correspond parfaitement à ce que j’ai décrit ci-dessus. Regardons un peu…

image-3683

Rien que la première image dévoilée reproduisant « La Cène » en version communauté sectaire américaine à majorité blanche (même si, sur la version complète de l’image ci-dessus nous avons un afro-américain, le ton est donné) à forte consonance KKK (Ku Kux Klan) montre un côté « ça va polémiquer mais je vous merde » que l’éditeur à l’habitude de générer avec la licence Far Cry (vous vous souvenez du n’importe quoi de la polémique de l’image du 4ième épisode avec Pagan Min (blanc) sur un piédestal posant sa main sur le héros Ajay (indien) assis à côté représentant le colonialisme blanc (esclavagisme) par certains ?). Et bien pour ce nouvel épisode cela n’a pas loupé ! Comme on peut le voir dans l’article du Monde l’image du jeu ne plait pas à l’extrême droite américaine, mais comme l’indique Ubisoft c’est un concept parfaitement plausible !

Le célèbre Arc

Bref outre cet aspect on retrouve immédiatement la base des Far Cry, que ce soit l’Ours à gauche (donc présence d’animaux dangereux), l’arsenal classique de la licence (l’arc, le RPG, etc…) ainsi que le nombre de véhicules pilotables (avion, quad, pick-up et hélicoptères, confirmé par la vidéo d’annonce), des séquences de cascades à l’américaine, des tours radios et des camps à capturer. Pour la partie nouveauté nous aurons le droit à un éditeur de personnages (une première dans la license) avec choix du sexe, couleur de peau, etc… une campagne jouable totalement en coopération (merci Ghost Widlands), la possibilité de chasser (So American) permettant de récolter des ressources pour du craft, des combats aériens (je demande à voir) et la petite surprise du chef un éditeur de cartes. Ce dernier point est étrange dans un Far Cry et reste assez nébuleux pour le moment.

Voilà, vous savez maintenant pourquoi j’aime déteste Ubisoft, mais tout en ayant hâte de voir leurs prochaines productions comme le très attendu nouvel Assassin’s Creed (en Egypte ?) ou celui basé sur Avatar (les grands trucs bleus pas Aang et sa flèche sur la tête) confié par les développeurs de The Division et bien sur le prochain South Park !

N’hésitez pas à réagir et donner votre avis !

Laisser un commentaire